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Avant de devenir l'Oncle Chap' : un parisien dans la Ville Rose

Mis à jour : 9 avr. 2019


Après avoir vécu plus de 30 ans à la capitale, nous avons déménagé, ma femme et mes enfants, en août 2013. Quel choc ! On ne passe pas, de 30 ans de vie au cœur de la capitale, à la ville rose sans prendre une grande claque. Si vous n’avez jamais vécu à la capitale, vous aurez du mal à comprendre. Attendez que je vous explique.



C'est sûr, y a un piège

Tout a commencé très tôt, quasi dès notre arrivée. Nous avons débarqué le jeudi 30 août à Toulouse avec moult camions et cartons. Le samedi suivant, après avoir tout déballé, nous sommes allés diner rapidement. Le choix a été rapide, pizzeria. Une fois Margarita, Reine ou autre Calzone avalées, nous sommes rentrés repus et fatigués. Au bout de maints efforts, je retrouve enfin notre rue. Alors que je m’apprête à tourner à la recherche d’une place, j’en aperçois une à moins de 13 mètres de la porte d’entrée de notre nouveau chez nous. Là, je me dis fais gaffe y a un piège. Je gare la voiture et aussitôt j’en fais 3 fois le tour pour essayer de trouver un indice au sol m’indiquant qu’il est interdit de se garer là, sous peine de voir saisir son véhicule, son cheval et son chien. Bon, aucune interdiction mais je reste vigilant.


Une poche, un croissant et une chocolatière-arrrrrghhhhhhhhhhh

Épuisée, toute la famille se couche. La première nuit curieusement se passe bien. Le calme m’angoisse un peu, pas de métro qui vibre, ni de chanteur alcoolisé à 2 du mat, je n’aime pas trop bien ça. Est-ce comme dans la nature, tous les êtres vivants se terrent avant la catastrophe ? Je dors, mais pas tranquille, je guette.  Le lendemain matin, fatigué mais heureux que la catastrophe n’ait pas eue lieu, je décide d’aller chercher des croissants et des chocola-arrggggg, je n’y arriverai jamais à le dire, bref, je me rends à la boulangerie avec une poche pour y fourrer quelques croissants et autres chocolati-aaarrrrggghhh, non j’y arrive toujours pas, allez tant pis disons-le, pains au chocolat. Alors que je fais la queue, encore tout endormi, une personne rentre et dit bonjour à la cantonade. Mais pour qui elle se prend ? On se connait ? Ce doit être une coutume locale de dire bonjour en entrant dans une boutique. Comme ce matin j’ai l’esprit guilleret, je me plie à cette drôle de coutume de bon cœur et je lui retourne son Bonjour. Attends, le truc de dingue, elle me sourit ! Mais elle veut me marier ou quoi ? Bon je lui souris mais je fais toujours gaffe, je sens qu’il y a une arnaque dans l’air. J’enfonce mes mains dans mes poches pour protéger mes 13 €. Deux ou trois bonjours plus tard, j’achète enfin mes viennoiseries sans aucun souci ni aucune agression, étrange. En rentrant, tout en regardant de tous les côtés, je décide d’aller voir si ma voiture est toujours là. Ah ben voilà je savais, hop fourrière, plus de voiture, ha les boules de pue, paf, à peine ici depuis 24 heures et déjà une fourrière. Ha non la boulette, je me suis juste trompé de rue, pas encore l’habitude. Je continue mon chemin et je passe devant ma voiture qui est toujours là et sans PV. Bon, ok, ils veulent me rendre dingue mais ils ne m’auront pas, j’ai fait des quartiers bien plus compliqués. Je reste vigilant.


On va se faire car-jacky

L’après-midi avec ma femme et les enfants nous partons faire des courses. Alors que je mets mon clignotant pour sortir de ma place de parking, un véhicule qui arrivait, ralentit. Je sens que ça y est je vais me faire car-jacky, peut-être même car-jacky et Michel. J’attends, il attend, nous attendons. Je laisse mon clignotant en attendant qu’il s’éloigne, rien, il ne bouge pas. J’angoisse mais je ne veux pas que les enfants s’en aperçoivent. Il me fait des appels de phares, je crois qu’il veut me laisser passer. Je sors prudemment de ma place rien ne se passe. Alors que j’avance il me suit sur une dizaine de mètres avant de tourner dans une rue perpendiculaire, peut être va-t-il faire le tour pour nous attaquer ? Non rien, cette fois encore nous avons eu chaud, mais demain ? On approche du centre commercial, je cherche une place pour me garer. Le parking est plein, je vois une place dans une allée voisine, je fonce, j’approche, je mets mon clignotant et le véhicule devant me laisse la place. Là, c’est sûr, on va tous se faire braquer. Non il part. Je transpire à grosses gouttes, je ne suis pas bien. A ce moment je préfère rentrer, on reviendra demain pour les courses. Je ne comprends rien à ce qu’il se passe. Pas une seule insulte même pas un coup de klaxon, on nous laisse passer, tout ceci ne me rassure pas. Je reste vigilant.


On n'est pas bien là ?

Cela fait maintenant 5 ans que nous vivons à Toulouse. Depuis, je vais beaucoup mieux, j’ai appris à vivre avec des gens bizarres qui disent bonjour en montant dans le bus, des voitures qui s’arrêtent pour laisser passer les piétons, j’arrive même à me garer sans faire le tour de mon véhicule maintenant. En revanche, je n’achète plus que des croissants le matin, il n’y a jamais de pain au chocolat.

La prochaine fois je vous raconterai comment est née Chap'nGo.

PS: Buy-buy  👋 !


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